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Dépréciation des stocks : méthodes de comptabilisation

Les stocks représentent souvent un poste significatif du bilan d'une PME commerciale ou industrielle. Leur valorisation correcte est essentielle pour la fiabilité des comptes. Lorsque la valeur actuelle d'un stock devient inférieure à son coût d'entrée, une dépréciation doit être constatée. Ce guide vous explique les règles de valorisation, les méthodes de calcul des dépréciations et leur traitement comptable et fiscal.

Les méthodes de valorisation des stocks

Le PCG impose de valoriser les stocks à leur coût d'acquisition (prix d'achat plus frais accessoires) pour les marchandises et matières premières, ou à leur coût de production (matières consommées, charges directes et indirectes de production) pour les produits finis et en-cours. Lorsque les lots ne sont pas individualisables, deux méthodes de valorisation sont admises : le CUMP (Coût Unitaire Moyen Pondéré) qui calcule un prix moyen après chaque entrée en stock, et le FIFO (First In, First Out) qui suppose que les premiers articles entrés sont les premiers sortis.

Quand faut-il déprécier ?

Une dépréciation s'impose lorsque la valeur actuelle du stock est inférieure à sa valeur comptable. La valeur actuelle est le prix de vente estimé diminué des coûts de commercialisation (valeur nette de réalisation). Les situations courantes nécessitant une dépréciation sont les stocks à rotation lente ou nulle (invendus depuis plus de 12 mois), les produits obsolètes ou démodés, les matières premières dont le cours a baissé, les produits détériorés ou périmés, et les stocks excédentaires par rapport aux prévisions de vente.

La comptabilisation de la dépréciation

La dépréciation est constatée par une écriture de dotation : débit du compte 68173 (Dotations aux dépréciations des stocks et en-cours) et crédit du compte 39x (Dépréciations des stocks - le x correspond au numéro du compte de stock concerné). Le stock reste inscrit à sa valeur brute au bilan, et la dépréciation vient en diminution. Si la valeur actuelle remonte lors d'un exercice ultérieur, la dépréciation est reprise : débit du compte 39x, crédit du compte 78173 (Reprises sur dépréciations des stocks).

Impact fiscal des dépréciations de stocks

Les dépréciations de stocks sont déductibles du résultat fiscal à condition d'être justifiées par des éléments objectifs. L'administration fiscale peut contester une dépréciation forfaitaire non étayée. Documentez systématiquement vos méthodes de calcul, conservez les statistiques de rotation et les analyses de marché qui justifient vos taux de dépréciation. En cas de contrôle, la charge de la preuve vous incombe.

La dépréciation des stocks n'est pas une option comptable mais une obligation dès que la valeur actuelle est inférieure au coût d'entrée. Ne pas déprécier un stock obsolète fausse le bilan et peut conduire à des décisions commerciales inadaptées, comme maintenir en catalogue des produits qui génèrent des pertes.

Bonnes pratiques de gestion des stocks

Pour minimiser les dépréciations, suivez vos taux de rotation par référence, identifiez rapidement les articles à faible rotation et mettez en place des actions commerciales (déstockage, promotions) avant que le stock ne devienne invendable. L'inventaire physique annuel (ou les inventaires tournants) est l'occasion de confronter les données comptables à la réalité du stock et d'identifier les écarts à traiter.

Points clés

Numerin intègre un module de gestion des stocks avec suivi des taux de rotation et alertes sur les articles à faible mouvement. Les dépréciations sont calculées automatiquement selon les méthodes que vous définissez et les écritures sont générées en un clic.

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